Cet article est rédigé par Antoinette Sarpong, analyste de la gestion du changement au ministère des Services gouvernementaux et des Services aux consommateurs de l'Ontario, et membre de Connect Ontario, lauréate du prix Apolitical de l'équipe de la fonction publique mondiale de l'année 2020 dans la catégorie Défendre l'égalité.
Où étiez-vous lorsque vous avez entendu le nom de George Floyd pour la première fois?
Comme de nombreux fonctionnaires travaillant pendant une pandémie mondiale, j'étais dans le bureau autrefois appelé ma chambre à coucher. Mon portable a éclaté avec des nouvelles de la mort du citoyen américain après avoir été menotté et épinglé au sol par la police , et j'ai vu la vidéo qui a déclenché un mouvement . Je me souviens aussi où j'étais le lendemain - de retour au travail, retenant la frustration et les larmes familières, comme un professionnel.
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Malheureusement, le traumatisme par procuration - le stress secondaire que vous ressentez après avoir été exposé indirectement à la souffrance d'une autre personne - apparaît à des moments incommodes.
À Toronto, au Canada, où je vis et travaille, nous avons une journée réservée pour faire face aux effets du racisme contre les Noirs sur la santé mentale. Lors de la Journée de la santé mentale des Noirs , je me souviens du kaléidoscope des émotions que j'ai ressenties en 2020. Celles-ci comprenaient le chagrin, la peur et la colère, mais je devais être judicieux sur la façon dont j'exprimais la colère. Je suis le seul membre noir de mon équipe et j'étais conscient du risque d'être qualifié de « femme noire en colère ».
Une année de reconnaissance raciale
Au cours de l'année écoulée, nous avons enduré la pandémie de Covid-19, qui a touché de manière disproportionnée les communautés de couleur , et nous avons subi un calcul racial. J'ai déjà mentionné la recherche sur le traumatisme vicariant lié au racisme que j'ai vécu ainsi que les 5,2% des employés de la fonction publique de l'Ontario (FPO) qui s'identifient comme noirs .
Mais cela va plus loin que cela. Le racisme a des effets émotionnels, physiques, mentaux et spirituels dévastateurs sur nos communautés. Cela peut inclure, mais sans s'y limiter, l'anxiété, la dépression, le racisme intériorisé et des symptômes similaires au trouble de stress post-traumatique.
L'impact combiné est appelé «traumatisme racial» et se répercute sur plusieurs générations . Nous savons que les réseaux informels peuvent contribuer à l'atténuer. Pour moi, avoir un espace pour partager mes expériences vécues et exprimer les sentiments qui y sont attachés est vital.
Une année de soutien mutuel dans la carrière de chacun et de conversations franches et courageuses
Je suis membre du groupe de développement professionnel Connect Ontario. En tant que membre de Connect Ontario, j'ai pu mettre en valeur mes compétences en rédaction et en animation. Surtout, j'ai élargi mon réseau. Il est composé d'employés, de gestionnaires et de cadres du secteur public provenant de tous les gouvernements fédéral et municipal du Canada. Connect Ontario a remporté le prix de l'équipe mondiale de la fonction publique de l'année 2020 d'Apolitical.
Nous nous connectons régulièrement pour nous soutenir mutuellement dans l'avancement de leur carrière et pour trouver des personnes capables de défendre nos objectifs professionnels. L'année dernière, 56 opportunités de carrière ont été publiées sur notre page LinkedIn , et nous avons eu des discussions importantes sur la façon de progresser tout en travaillant à distance.
Nous voulons également renforcer une culture de diversité inclusive. Nous créons un espace pour des conversations de plus en plus franches et courageuses sur l'inclusion et l'appartenance.
Pourquoi les réseaux informels sont-ils essentiels pour promouvoir l'égalité?
Ces conversations étaient encore plus importantes en 2020, car le travail à distance rendait plus difficile de se parler spontanément. Même avant que la pandémie de coronavirus ne frappe, les États-Unis avaient une épidémie de solitude. La recherche montre une forte baisse des amitiés sur le lieu de travail depuis 2004. Les milléniaux représentent désormais plus de la moitié de la main-d'œuvre mondiale, mais ils déclarent avoir le moins d'amis au travail.
En tant que femme noire de la génération Y dans la fonction publique de l'Ontario, faire partie d'un réseau informel comme Connect Ontario m'a aidé à trouver un emploi. Plus important encore, cela m'a offert un espace pour traiter les événements de 2020, la longue histoire du racisme anti-Noir et ses effets sur la santé mentale. Mais quel est l'impact plus large des réseaux informels sur la fonction publique?
Développer des leaders qui écoutent
Comme l'écrit l' entraîneur exécutif Melissa Daimler dans Forbes, les événements de 2020 ont obligé les dirigeants à communiquer avec une plus grande empathie. En écoutant activement un plus large éventail de personnes, les dirigeants noirs et non noirs peuvent comprendre la diversité des expériences personnelles que les gens apportent à la fonction publique.
Promouvoir la sécurité psychologique
Amy Edmondson, auteure de «L'organisation intrépide», définit la sécurité psychologique comme «la conviction que le lieu de travail est sans danger pour la prise de risques interpersonnels». Cela diffère de la confiance, où nous accordons aux autres le bénéfice du doute. La sécurité psychologique consiste à savoir que les autres nous donneront le bénéfice du doute, nous nous sentons donc à l'aise de contribuer. Ce n'est qu'à ces conditions que la fonction publique peut bénéficier d'équipes diversifiées.
Favoriser une plus grande inclusion
Les réseaux informels ne consistent pas à créer des espaces séparés: je ne préconise pas la ségrégation au nom de l'inclusion. Le type de réseau dont je fais partie aide les employés racialisés et non racialisés à se connecter les uns aux autres sur la base d'intérêts et de valeurs partagés.
Lors d'un récent événement organisé par la fonction publique de l'Ontario, un haut dirigeant noir a réclamé des «espaces courageux», plutôt que des espaces sûrs, dans la fonction publique. Dans le premier cas, les gens viennent tels qu'ils sont et peuvent dénoncer un comportement inapproprié. Nous devons encourager les employés noirs et non noirs à créer ces environnements. Sans inclusion, la diversité n'est qu'une politique.
C'est ainsi que les réseaux informels peuvent être des catalyseurs de changement. Ils créent des occasions pour les fonctionnaires noirs et non noirs de se rassembler et de pratiquer des actes quotidiens de bravoure. Ce faisant, nous ne survivons pas seulement: nous prospérons. - Sarpong Antoinette
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