Par Rachel Wernick, sous-ministre adjointe principale, Emploi et Développement social, Canada.
Ce « My Take » a été écrit pour Future-proofing the labour force , Trend #3 in the Government Trends 2022 report.
Consultez le rapport Tendances gouvernementales 2022 ici >
Même avant la pandémie, les changements sur le marché du travail exigeaient que davantage de travailleurs améliorent leurs compétences pour passer à de nouveaux emplois ou répondre aux exigences changeantes de l'emploi. La pandémie a accru la portée, l'ampleur et la vitesse du changement et a amplifié l'appel à des politiques et des programmes de compétences qui pérennisent la main-d'œuvre.
En tant que décideurs politiques, nous devons aborder les prédictions sur les compétences techniques qui seront nécessaires à l'avenir et sur les professions qui disparaîtront, apparaîtront ou changeront radicalement avec humilité. Notre bilan sur ce front est inégal et de plus en plus remis en question par des perturbations sans précédent, alors que des occupations apparaissent, disparaissent et changent, apparemment du jour au lendemain.
Nous savons que les compétences fondamentales et transférables, telles que l'écriture, le numérique, la collaboration et la résolution de problèmes, continueront d'être fondamentales pour tous les emplois. Ces compétences sont nécessaires pour acquérir toutes les autres compétences techniques ou spécifiques à un poste. Bien que les employeurs les qualifient de compétences « non techniques », leur amélioration peut être considérée comme difficile, et beaucoup ont du mal à évaluer et à intégrer efficacement ces compétences dans la formation.
Nous savons également que ces compétences augmentent la capacité d'adaptation des travailleurs et renforcent la résilience du marché du travail. Les travailleurs ayant de faibles niveaux de ces compétences auront de plus en plus de mal à conserver un emploi ou à faire la transition vers de nouveaux emplois. Il est important de noter que de faibles niveaux de ces compétences sont concentrés dans certaines populations, dont beaucoup ont été touchées de manière disproportionnée par la pandémie. Améliorer l'accès à la formation qui améliore ces compétences est essentiel pour réduire le risque d'exacerber les écarts existants.
Le gouvernement du Canada a investi 298 millions CAD sur trois ans dans le programme Skills for Success dans son budget 2021. Cela reflète une reconnaissance croissante que l'un des meilleurs moyens de pérenniser la main-d'œuvre est de s'assurer que les travailleurs de toutes les professions sont dotés de solides compétences fondamentales et transférables pour faire face à des changements spectaculaires et rapides.
(Crédit image : Unsplash)

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