Cet article est rédigé par Paul Connor, directeur exécutif de la Société canadienne des données ouvertes.


  • Le problème : les données ouvertes ont un potentiel énorme pour transformer la société, mais leur véritable potentiel est inexploité.
  • Pourquoi c'est important : L'utilisation efficace des données ouvertes peut conduire à des sociétés plus prospères et plus autonomes.
  • La solution : Quiconque peut comprendre et partager une vision des possibilités des données ouvertes pour jouer un rôle dans la défense de sa cause.

Les données ouvertes sont l'idée qu'un grand nombre de données devraient, dans l'intérêt public, être librement accessibles à tous pour être utilisées et republiées comme ils le souhaitent, sans restrictions du droit d'auteur, des brevets ou d'autres mécanismes de contrôle (Wikipedia). Alternativement, les données ouvertes sont définies comme des données structurées lisibles par machine, librement partagées, utilisées et développées sans restrictions (gouvernement du Canada). Dans cette série en deux parties, j'aborderai d'abord l'histoire et les principes de l'open data, et dans le deuxième article, les raisons de l'open data, ses limites et son potentiel.

L'histoire des données ouvertes

Les «données scientifiques ouvertes» ont commencé en 1957-58, l'Année géophysique internationale au cours de laquelle Spoutnik I a été lancé. Il a été construit sur l'idée que la recherche scientifique devrait être gratuite pour tous, popularisée par Robert King Merton dans les années 1940.

Les « données ouvertes » en tant que terme distinct sont apparues pour la première fois en 1995, dans le rapport d'une agence américaine sur la divulgation des données géophysiques et environnementales. Ils voulaient un échange complet et ouvert d'informations scientifiques entre les nations, pour une meilleure analyse et compréhension de ces phénomènes mondiaux. Pour citer les auteurs : « Notre atmosphère, nos océans et notre biosphère forment un tout intégré qui transcende les frontières.

Des lois rendant obligatoire la publication de données ouvertes ont été adoptées… Et ce n'est que le début.

Puis en 2007, à Sebastopol, en Californie, un groupe de leaders d'opinion s'est réuni pour discuter et définir le concept de données publiques ouvertes. Par conséquent, lors de son premier jour de mandat en 2009, le président américain Barack Obama a signé le Mémorandum sur la transparence et le gouvernement ouvert. Et ce fut le début de data.gov, le vaste portail de données ouvertes du gouvernement des États-Unis.

En 2011, le Partenariat pour un gouvernement ouvert a été lancé, passant aujourd'hui à 77 membres nationaux et 20 membres locaux. Ces gouvernements partagent les meilleures pratiques et se mettent implicitement au défi de maintenir et d'élargir la portée des principes de gouvernement ouvert qui incluent la publication de données ouvertes à grande échelle.

Depuis lors, des communautés nationales et internationales se sont développées autour de la pratique des données ouvertes, organisant des événements tels que les Sommets canadiens sur les données ouvertes, les Conférences GO sur les données ouvertes et les Conférences internationales sur les données ouvertes. et des ONG en démarrage comme l'Open Data Institute, l'Open Data Charter, la Canadian Open Data Society et le Global Data Barometer. Des lois exigeant la diffusion de données ouvertes ont été adoptées, notamment par le gouvernement de l'Ontario en ce qui concerne les 444 municipalités, offices de protection de la nature et universités qui en relèvent. Et ce n'est que le début.

Les 10 principes des données ouvertes

Pour être véritablement considérées comme ouvertes, les données publiées doivent généralement respecter dix principes en matière d'exhaustivité, de responsabilité, d'utilité, d'accessibilité, de convivialité, d'universalité et d'accès sans obstacle. Ces principes, énoncés par le gouvernement du Canada, sont les suivants :

  1. Complétude : les ensembles de données doivent être aussi complets que possible, reflétant tout ce qui est enregistré sur un sujet particulier.
  2. Primauté : les ensembles de données doivent provenir de / être liés à l'entité qui les a collectés.
  3. Actualité : les ensembles de données publiés doivent être mis à la disposition du public en temps opportun. Dans la mesure du possible, aussi rapidement qu'il est recueilli et collecté.
  4. Facilité d'accès physique et électronique : les ensembles de données publiés doivent être aussi accessibles que possible.
  5. Lisibilité de la machine : les machines peuvent gérer certains types d'entrées beaucoup mieux que d'autres. Les ensembles de données doivent être stockés dans des formats de fichiers largement utilisés et faciles à traiter par machine (par exemple, CSV, XML).
  6. Non-discrimination : l'accès non discriminatoire devrait permettre à toute personne d'accéder aux données à tout moment sans identification ni justification.
  7. Utilisation de normes communes : vous ne devriez pas avoir à payer pour lire le format de fichier, ce format doit être basé sur des normes ouvertes.
  8. Licence : Les conditions attachées aux données doivent être conçues pour accroître l'ouverture et minimiser les restrictions sur l'utilisation des données.
  9. Permanence : être capable de trouver des informations dans le temps est une permanence. Pour une meilleure utilisation par tous, les informations publiées en ligne doivent rester en ligne.
  10. Coûts d'utilisation : Le gouvernement du Canada publie gratuitement des données sur le site du gouvernement ouvert.

Dans la deuxième partie de cette série, j'explorerai les limites et les possibilités des données ouvertes.


👋 Vous pouvez écrire un article comme celui-ci ! Partagez vos réflexions avec une communauté de fonctionnaires. Apprendre encore plus

(Crédit image : Unsplash)