Cet article est rédigé par Doug Hattaway, président, Hattaway Communications et Tiara Broome, associée en stratégie, Hattaway Communications.
- Le problème : l'utilisation du jargon lors de la communication sur des problèmes complexes auxquels des non-experts ne seraient autrement pas familiers crée des barrières de communication et de langue.
- Pourquoi c'est important : La science nous dit que les gens sont plus susceptibles de retenir et de faire confiance aux informations qu'ils comprennent avec peu d'effort.
- La solution : en utilisant des mots mémorables, motivants et faciles à traiter, vous serez en mesure de communiquer des informations et des idées de manière claire et efficace.
Le jargon est défini comme un langage spécialisé utilisé par des personnes au sein d'un groupe professionnel, culturel ou social particulier, comme une agence gouvernementale. Ce n'est pas toujours une mauvaise chose. Au sein de ces groupes, le jargon permet une communication efficace d'idées complexes, sous la forme de mots et de phrases abrégés dont les significations sont comprises par des personnes qui ont été formées pour parler la langue.
Cependant, les personnes qui parlent une langue spécialisée ont tendance à surestimer la mesure dans laquelle les autres en dehors de leur groupe comprennent leur jargon. Souvent, le jargon devient tellement ancré dans le vocabulaire d'un groupe qu'il affecte la communication avec les personnes qui ne parlent pas la langue des spécialistes.
Le jargon oblige votre lecteur ou votre auditeur à passer de l'intuition à la cognition et à dépenser une énergie mentale précieuse pour essayer de comprendre ce que signifient des mots, des phrases ou des acronymes inconnus.
Lorsque cela se produit, le jargon ne permet plus une communication efficace - il l'empêche. Imaginez parler à un électeur d'un nouveau programme de logement proposé par le gouvernement, en utilisant uniquement les acronymes du gouvernement et le jargon des agences comme HUD et FHA. L'électeur aurait du mal à comprendre les avantages du programme, et encore moins comment en faire la demande.
Coupez la merde
Notre cerveau traite les informations de deux manières. Le premier est l'intuition - les réactions instinctives, les premières impressions et les réponses émotionnelles qui se produisent automatiquement lorsque nous rencontrons de nouvelles informations et situations. La seconde est la cognition - évaluer les alternatives, faire des calculs, rechercher de nouvelles informations et d'autres tâches mentales qui entrent en jeu lorsque nous «arrêtons et réfléchissons».
Le jargon oblige votre lecteur ou votre auditeur à passer de l'intuition à la cognition et à dépenser une énergie mentale précieuse pour essayer de comprendre ce que signifient des mots, des phrases ou des acronymes inconnus. En tant que mécanisme de survie, les humains sont câblés pour éviter la fatigue mentale, car le cerveau est le plus grand consommateur d'énergie que nous utilisons pour nos activités mentales, émotionnelles et physiques.
Il s'avère qu'un langage complexe réduit en fait notre capacité à penser. Vous avez peut-être eu l'expérience de lire jusqu'à la fin d'une page dans un document et de réaliser soudainement que vous n'aviez pas vraiment prêté attention au texte. Il y a une raison à cela. Lorsque vous entendez ou lisez un mot que vous ne connaissez pas, votre cerveau scanne la mémoire verbale pour trouver des indices sur sa signification. À moins que votre public ne soit très motivé, il éliminera le jargon sans faire l'effort de le comprendre.
La science offre des réponses. En bref, pour que le langage ait un pouvoir de persuasion maximal, le public doit :

Une question de confiance
La «théorie de la fluidité» dit que les gens sont plus susceptibles de faire confiance aux informations qu'ils comprennent avec peu d'effort. Si le jargon rend le contenu difficile à traiter, les gens seront moins susceptibles de le comprendre ou de le croire. Cette dynamique se produit non seulement avec un langage inconnu, mais aussi avec des idées complexes et des visuels encombrés.
En fin de compte, les mots et les images que vous utilisez déterminent si votre tentative de communication sera efficace. Pour qu'un message se propage par le bouche à oreille (ou sur Internet), le langage doit également être facile à retenir et à répéter.
La psychologie et la linguistique offrent des conseils utiles pour trouver des «mots gagnants» - faciles à traiter, mémorables et motivants. Tenez compte de ces conseils lors de l'élaboration de votre langue :
Verbes actifs
Il est plus facile pour les gens de comprendre une phrase si elle décrit ce que fait un agent plutôt que si elle décrit ce qu'est quelque chose.
Phrases familières
Nos esprits attribuent de l'importance et de la crédibilité aux mots et aux phrases que nous avons entendus auparavant.
Mots vifs
La majeure partie de notre traitement de l'information est visuelle. Si les mots évoquent des images de personnes, de lieux et de choses, nous sommes plus susceptibles de nous en souvenir.
Énonciations répétables
Essayez d'utiliser des phrases que vous pensez que votre public serait à l'aise d'utiliser lui-même, afin qu'il répète votre message à ses collègues, ses pairs et sa famille.
Métaphores significatives
Utilisez des mots et des phrases métaphoriques qui aident les gens à comprendre les idées abstraites.
Allitération
Sélectionnez des mots qui commencent par la ou les mêmes lettres pour souligner les idées importantes.
Bien que le jargon puisse être utile dans votre groupe spécialisé, il est déroutant pour votre public et rend difficile la compréhension de votre contenu. L'utilisation du jargon empêche une communication efficace et rend difficile pour votre public de faire confiance aux informations. Pour que votre langage ait un pouvoir de motivation maximal, les gens doivent pouvoir le ressentir, le croire, le voir et le dire. Rendez votre message facile à comprendre.
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(Crédit image : Unsplash)

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